L’Indo-Pacifique : entre stratégies étatiques, alliances et contrepoids face à la Chine

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L’Indo-Pacifique : entre stratégies étatiques, alliances et contrepoids face à la Chine

ZONE ASIE

 
 

L’Indo-Pacifique, région recouvrant les zones maritimes de l’océan Indien, du Pacifique Sud et les eaux baignant l’Océanie et l’Asie du Sud-Est, est au coeur des politiques étrangères d’un groupe de plus en plus croissant d’Etats. Aujourd’hui devenu un concept à part entière, son contenu n’a cessé d’évoluer au fil des années, jusqu’à devenir aujourd’hui un point stratégique incontournable dans la conjoncture actuelle du monde. Il n’y a pas une définition unique du concept Indo-Pacifique, mais une multitude de variantes dépendant des objectifs et des préoccupations de chaque Etat concerné. Au-delà de ces quelques spécificités nationales, une dynamique globale se dégage pourtant, celle d’équilibrer la montée en puissance de la Chine.

Le concept Indo-Pacifique

L’Indo-Pacifique combine l’océan Indien et l’océan Pacifique, ainsi que les terres continentales qui les entourent. Même si le concept est en constante évolution, son étendue géographique irait de la côte de l'Afrique de l'Est, en passant par l'océan Indien, jusqu'au Pacifique occidental, et intégrant l’Inde, contrairement au concept plus ancien d’Asie-Pacifique [1].

C’est à la fois un domaine stratégique sur le plan sécuritaire et sur le plan économique et commercial, comprenant d’importantes lignes de communication maritimes qui relient les littoraux des deux océans. Globalement, les objectifs communs des différentes stratégies indo-pacifique sont de promouvoir la paix et la stabilité dans la région, développer le commerce maritime libre et équitable et renforcer les liens énergétiques [2].

Le passage d’une région Asie-Pacifique à une région plus large d’Indo-Pacifique prend racine dans l’intégration régionale grandissante de l’Inde depuis les années 1990, avec sa croissance économique impressionnante et plus tard son armement nucléaire [3]. Son essor est dû au développement de son secteur privé, avec des sociétés très compétitives et un secteur bancaire moderne et efficace. Le nombre d’industries protégées par l’Etat a diminué et l’Inde a réussi à mettre en valeur ses points forts, notamment dans les zones économiques spéciales aménagées, pour attirer les investissements étrangers, créer des emplois et dynamiser les exportations par des incitations financières et des équipements de niveau international. Avec une position stratégique centrale, l’Inde entretient également des liens beaucoup plus étroits avec l’ASEAN [4]. La formation d’un concept "Indo-Pacifique" a aidé à surmonter l’exclusion de l’Inde dans les affaires de l'Asie-Pacifique, même si "Indo-" dans le mot composé "Indo-Pacifique" représente "l'Océan Indien" et non pas l’Inde en elle-même uniquement.

 

Source: https://www.lesechos.fr/2011/01/le-detroit-de-malacca-proche-de-la-saturation-386189

 

Dans le contexte du renforcement des liens politiques indo-japonais dans les années 2000, des groupes de réflexion indiens et japonais ont intensifié leurs discussions sur la coopération stratégique et maritime et ont souligné la vulnérabilité stratégique de la Chine face au "dilemme de Malacca". Le détroit de Malacca est une voie navigable étroite et très fréquentée, qui sépare l’Indonésie et la Malaisie, se trouvant à l’extrémité sud de Singapour. En tant que voie la plus courte entre les océans Indien et Pacifique, le détroit est l’une des plus importantes voies navigables du monde. Beijing craint qu’une prise de contrôle hostile de ce détroit par des forces navales rivales empêchent les navires transportant ses ressources énergétiques de circuler. Si la libre circulation des ressources énergétiques en Chine est perturbée, cela pourrait entraver la croissance économique dont dépend le gouvernement chinois pour renforcer sa légitimité et poursuivre ses grandes ambitions énergétiques [5].

Toutefois, l’origine exacte du terme Indo-Pacifique est incertaine. Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a présenté pour la première fois la stratégie indo-pacifique japonaise “Free and Open Indo-Pacific” lors d’une séance conjointe du Parlement indien en 2007 [6]. Mais du point de vue de l’Inde, le terme aurait été préalablement inventé par Gurpreet Khurana, spécialiste de guerre des missiles et ancien militaire indien [7].

En 2010, les États-Unis ont officiellement reconnu l’Indo-pacifique pour la première fois lorsque Hillary Clinton, secrétaire d'Etat américaine, a déclaré, lors d'une allocution à Honolulu : “il faut élargir notre travail avec la marine indienne dans le Pacifique, car nous comprenons l'importance du bassin indo-pacifique pour le commerce mondial”. L'Australie a quant à elle introduit le concept dans son Livre blanc sur la Défense de 2013, devenant l'un des premiers pays à adopter officiellement ce terme [8]. Avec ses territoires d’outre-mer dans l’océan Pacifique et l’océan Indien, la France est aussi active dans l’élaboration d’une stratégie dans la région [9]. Peu importe le précurseur du concept, ce dernier se retrouve dans le langage politique d’un nombre croissant de pays, mais c’est véritablement sous l’administration Trump que le terme se popularise [10]. En effet, le 5 novembre 2017, le président des États-Unis entame sa tournée de 12 jours en Asie, très médiatisée, dans cinq pays : le Japon, la Corée du Sud, la Chine, le Vietnam et les Philippines. Au cours de la tournée, son slogan était « Indo-Pacifique », reflétant sa vision de la géopolitique asiatique, qui rompt avec l’expression traditionnelle occidentale « Asie-Pacifique ».

L’Indo-Pacifique : un contrepoids face à la Chine

Plus qu’une “super-autoroute” maritime qui relie les Amériques et l’Europe en passant par l’Asie, l’axe Indo-Pacifique s’inscrit dans une logique de coopération multilatérale pour faire face à la montée en puissance de la Chine dans la région. Au milieu des années 2000, l’Inde et le Japon commençaient à se méfier de l’affirmation de la Chine sur la scène internationale. Pour les Japonais, le terme « Indo-Pacifique » permettait en grande partie l’intégration de l’Inde en tant que puissance émergente dans la région asiatique et pour l'Inde de rejoindre le Japon, afin de partager leurs visions respectives de la région. En revanche, Trump réinterprète le concept Indo-Pacifique comme un partenariat plus poussé avec l’Inde, de sorte à apaiser les inquiétudes ressenties face à l’expansionnisme de la Chine.

Ces préoccupations prenaient déjà forme dans la politique du “Pivot stratégique vers l’Asie” [11] du président Barack Obama et la signature du traité Transpacifique en 2016, visant à intégrer les économies d’Amérique et d’Asie-Pacifique - cette stratégie a depuis été dénoncée par le président Trump. “Avec la plupart de l’énergie nucléaire et la moitié de l’humanité dans le monde, l’Asie déterminera en grande partie si le siècle à venir sera marqué par des conflits ou une coopération, des souffrances inutiles ou des progrès humains." [12] Avec les deux pays les plus peuplés du monde situés à l'intersection du commerce international et avec l’augmentation des dépenses militaires des puissances régionales, la trajectoire de la région pourrait entraîner des dangers pour la stabilité mondiale. Ces dynamiques expliquent pourquoi les Etats-Unis ont fait de la région Asie-Pacifique une priorité, alors même qu'ils étaient engagés pendant dix-sept ans dans des opérations antiterroristes au Moyen-Orient et en Asie centrale.

Beijing rivalisait avec les États-Unis en tant que majeur partenaire commercial de nombreux pays de la région depuis déjà une vingtaine d’années. L’administration américaine craignait que la Chine ne produise des règles commerciales favorisant les entreprises chinoises au mépris des américaines. Les craintes des Etats-Unis envers la Chine ne concernent pas uniquement le commerce, puisque des enjeux sécuritaires sont largement identifiés.

En effet, Pékin a toujours ignoré les revendications territoriales de ses voisins de la mer de Chine méridionale et a construit des îles improvisées et des zones d'exclusion aérienne dans toute la région. Même après de vives contestations, Beijing n’accepte pas les décisions du Tribunal international de la Mer [13] qui ne lui sont pas favorables. Sa stratégie du “collier de perles” dans l’océan Indien n’en est pas plus rassurante. En effet, la Chine est dépendante à 80% de ses importations pétrolières provenant du Moyen-Orient. Cette dépendance énergétique est ainsi compensée par un renforcement de la sécurité des voies maritimes, en rachetant, construisant ou louant des installations portuaires à partir du Sud-Est de la Chine, en passant par les rives de l’Océan Indien jusqu’aux côtes orientales de l’Afrique [14].

La politique de “regard vers l’Est” [15] de l’Inde est ainsi encouragée par les Etats-Unis, qui souhaiteraient un réel positionnement stratégique de l’Inde dans la région, et non plus une neutralité passive [16] de sa part, afin d’établir une coopération militaire efficace pour contrebalancer la puissance de la Chine [17].

Cette coopération n’est pas que bilatérale puisque le Japon et l’Australie les rejoignent au même moment, avec le retour récent en 2017 du dialogue stratégique quadrilatéral ou “Quad”, dix ans après leur découplage [18]. Le Quad est né d’un effort de coordination humanitaire entre les quatre pays après le tsunami du 26 décembre 2004 en Indonésie.

 

Source : https://theinfocorridor.com/2017/09/05/rise-of-the-quad-india-us-japan-and-australia-hold-meetings-and-war-exercises/

 

Trois ans plus tard, en novembre 2007, face à la dégradation du paysage sécuritaire, le Premier ministre Shinzo Abe a réuni le groupe à Manille pour le Sommet de l’Asie de l’Est, en souhaitant renforcer l’engagement des États-Unis en faveur de la sécurité régionale, tout en élargissant le réseau de partenaires stratégiques. Mais l’Australie, pour améliorer ses relations avec la Chine qui suspectait le Quad de vouloir l’affaiblir, s’est retirée de ce cadre et les quatre pays ne se sont plus réunis avant 2017. Dans une déclaration après leur réunification, les quatre nations ont déclaré leur engagement à assurer une région "libre et ouverte", avec "le respect du droit international" et "l’ordre fondé sur des règles dans l'Indo-Pacifique", en réaction du mépris par la Chine des règles territoriales, maritimes et commerciales.

Les nations de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-est (ASEAN) ne voient pas cette stratégie anti-chinoise d’un bon oeil [19]. La Chine étant son principal partenaire commercial, elles cherchent avant tout à apaiser les tensions dans la région, plutôt que de s’aligner dans un camp plutôt qu’un autre. Même s’ils le voulaient, les États-membres de l’ASEAN ne pourraient s’inscrire dans la stratégie militaire maritime des différents acteurs, dû à la faiblesse de leur capacité de projections navales, malgré leurs efforts de modernisation [20].

Les perspectives d’avenir de la région

 
 

La Chine est indéniablement impliquée dans la région, en particulier par le biais de son projet pharaonique des Nouvelles Routes de la Soie. Face à la mobilisation des puissances dans la zone, la Chine réfléchit à la mise en oeuvre de politiques de “défense”, dont l’expansion de ses ports à Djibouti, dans la Corne de l’Afrique, de Gwadar au Pakistan, de Hambantota au Sri Lanka, des Maldives et de la Tanzanie. Cela permet de protéger ses voies d'approvisionnement et les lignes de communication maritimes, destinées à son propre développement économique. L’expansion des ports s’explique aussi par le fait que Pékin souhaite étendre son influence dans la région. Par exemple, la Chine serait susceptible d’établir une base militaire à Vanuatu, un petit pays situé à l’est de l’Australie, pour ainsi contrôler les politiques maritimes de l'Australie, compte tenu en particulier de la participation de Canberra à la renaissance du Quad mentionnée plus tôt [21].

Un deuxième élément de réaction à ces stratégies indo-pacifique est le nouveau projet maritime de la Chine, qui englobe également l’Indo-Pacifique, proposée dans son Livre blanc sur la stratégie militaire de 2015. Beijing souhaite développer une flotte capable de mener des opérations de protection en haute mer. Ce document qualifie la protection en haute mer de "défense de frontière", c'est-à-dire la protection des nouvelles frontières chinoises à l'étranger directement liées aux intérêts nationaux et à la sécurité de Beijing [22]. La création d’une marine de haute mer est cruciale, selon le nouveau document de défense nationale, car elle souligne l’importance de passer d’un seul théâtre d’opérations maritime (l’océan Pacifique) à deux théâtres (le Pacifique et l’Indien). La création d'une flotte de haute mer faciliterait l'expansion de la présence militaire chinoise aux niveaux régional et mondial et aiderait Beijing à contrer les politiques qu’elle considère “d'encerclement”, de l'Inde et des États-Unis.

Alors que le concept indo-pacifique a gagné en importance pour les grandes puissances, les pays plus petits sont plus réticents car ils craignent à l’évidence une réaction négative de la Chine. Cette dernière prend d’ailleurs conscience de la popularité croissante de ce concept, pouvant ainsi entraîner une agressivité grandissante et des difficultés plus poussées pour la canaliser dans les années à venir [23]. Par ailleurs, il existe des divergences dans la manière d’agir dans la région. En effet, les puissances du Pacifique (Japon, États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande) ont pour objectif de contrer la Chine dans le Pacifique et dans la mer de Chine méridionale. L’Inde quant à elle est bien plus préoccupée par l’expansion de la Chine dans l’océan Indien. Ainsi, l’enjeu est de saisir la manière idéale afin d’améliorer la coordination entre ces deux types de préoccupations. Pour les partisans de l'Indo-Pacifique, il est nécessaire de réfléchir à une forme de partage de la charge, sans quoi une action coordonnée sera difficile [24].

L’Indo-Pacifique est un système multipolaire et un concept encore jeune [25]. La destinée de l’ordre dans cette région ne sera pas déterminée par deux seuls acteurs, la Chine ou les Etats-Unis, mais aussi par les autres Etats de la région. L’essor chinois est perçu comme étant une force impossible à arrêter, qui aurait des conséquences déstabilisatrices pour l’ordre régional. Mais d’autres pays pourraient s’investir davantage : il serait judicieux de donner plus de marge de manoeuvre aux Etats de l’ASEAN, pour façonner cette région que les Nouvelles Routes de la Soie considèrent comme des points d’étape avec l’Occident [26].


Notes

[1] Institute for Defence Studies and Analyzes, “What does the term “Indo-Pacific” signifies, as distinct from Asia-Pacific?”, URL : https://idsa.in/askanexpert/termIndoPacificsignifies

[2] “A New Foreign Policy Strategy”, Japan Embassy, URL https://www.asean.emb-japan.go.jp/files/000352880.pdf

[3] Khurana, Ghurpreet, The Indo-Pacific Region : The Emerging Geopolitical and Security Environment (Book, 2018), URL : https://www.academia.edu/35884449/THE_INDO-PACIFIC_REGION_The_Emerging_Geopolitical_and_Security_Environment_Book_2018_

[4] Membre du Regional Forum sur la sécurité régionale, institutionnalisation d’ASEAN+Inde, fondateur du Sommet de l’Asie orientale, et participation à l’Asean Defence Ministry Meeting+8. D’après Saint-Mézard, Isabelle, “La Chine, l’Inde et le nouveau régionalisme asiatique. Ajustements et repositionnements.” Transcontinentales [Online], 1 | 2005, document 9, URL : https://journals.openedition.org/transcontinentales/336?lang=en

[5] Amelot Laurent, « Le dilemme de Malacca », Outre-Terre, 2010/2 (n° 25-26), p. 249-271. DOI : 10.3917/oute.025.0249. URL : https://www.cairn.info/revue-outre-terre1-2010-2-page-249.htm

[6] Mens, Yann, “Cap vers l’Indo-Pacifique”, Alternatives économiques, 1er janvier 2019, URL : https://www.alternatives-economiques.fr/cap-vers-lindo-pacifique/00087563

[7] Amdad, Mansura, From Asia-Pacific to Indo-Pacific : Change of name or Change of strategy ? URL : http://bipss.org.bd/pdf/From%20Asia-Pacific%20to%20Indo-Pacific.pdf

[8] Australian Government, Foreign Policy White Paper, “Chapter Three : A stable and prosperous Indo-Pacific”, URL : https://www.fpwhitepaper.gov.au/foreign-policy-white-paper/chapter-three-stable-and-prosperous-indo-pacific

[9] Ambassade de France au Japon, “La France présente sa politique de défense en Indo-Pacifique”, 17 janvier 2019, URL : https://jp.ambafrance.org/La-France-presente-sa-politique-de-defense-en-Indo-Pacifique

[10] “Why Trump keeps saying “Indo-Pacific”, BBC News, 9 novembre 2017, URL : https://www.bbc.com/news/av/world-asia-41912990/why-trump-keeps-saying-indo-pacific

[11] «Rapp-Hooper, Mira, “The Indo-Pacific in Strategic Limbo, A Foreign Policy Case Study for the Trump Era”, novembre 2018, URL : https://www.ifri.org/sites/default/files/atoms/files/rapp-hooper_indo_pacific_vision_2018.pdf

[12] Obama, Barack, “Remarks By President Obama to the Australian Parliament”, 17 novembre 2011, URL : https://obamawhitehouse.archives.gov/the-press-office/2011/11/17/remarks-president-obama-australian-parliament

[13] « Déclaration du ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Chine à la suite de la sentence du 12 juillet 2016 du tribunal arbitral dans l'arbitrage en mer de Chine méridionale établi à la demande de la République des Philippines », Ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Chine, 12 juillet 2016, URL : www.fmprc.gov.cn/mfa_eng/zxxx_662805/t1379492.shtml

[14] Amelot Laurent, « La stratégie chinoise du « collier de perles » », Outre-Terre, 2010/2 (n° 25-26), p. 187-198, URL : https://www.cairn.info/revue-outre-terre1-2010-2-page-187.htm

[15] Ibid.

[16] Mishra, Vivek ; Das, Udayan, “India’s understanding of the Quad & Indo-Pacific: Distinct narrative or a flawed one?”, 19 mars 2019,URL : https://www.orfonline.org/expert-speak/indias-understanding-of-the-quad-indo-pacific-distinct-narrative-or-a-flawed-one-49068/

[17] Saint-Mézard Isabelle, « L'Inde en Asie de l'Est : engagement sous réserve ? », Politique étrangère, 2012/2, p. 359-371, URL : https://www.cairn.info/revue-politique-etrangere-2012-2-page-359.htm#

[18] Ibid.

[19] Prashanth Parameswaran, “Transatlantic Cooperation in the Indo-Pacific: Where Does Southeast Asia Fit in?”, 25 avril 2019, URL : https://thediplomat.com/2019/04/transatlantic-cooperation-in-the-indo-pacific-where-does-southeast-asia-fit-in/

[20] Germain, Victor, L’ASEAN est-elle soluble dans l’Indo-Pacifique ?”, 7 novembre 2018, URL : https://asialyst.com/fr/2018/11/07/asean-soluble-indo-pacifique/

[21] Wroe David, “Pacific push : China seeks military base in Vanuatu”, The Sydney Morning Herald, 10 avril 2018, URL : https://www.smh.com.au/national/pacific-push-china-seeks-military-base-in-vanuatu-20180409-h0yjqd.html

[21] Lagarde Stéphane, “La Chine publie son livre blanc de défense”, RFI, 26 mai 2015, URL : http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20150526-chine-publie-livre-blanc-defense-active-armee

[22] Lagarde Stéphane, “La Chine publie son livre blanc de défense”, RFI, 26 mai 2015, URL : http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20150526-chine-publie-livre-blanc-defense-active-armee

[23] World Economic Forum, “How the Indo-Pacific concept is changing the power dynamics in Asia ?”, 6 septembre 2018, URL : https://www.weforum.org/agenda/2018/09/how-the-indo-pacific-concept-is-changing-the-power-dynamics-in-asia/

[24] Ibid.

[25] The Henry Jackson Society, Asia Studies Center, “Infrastructures, Ideas, and Strategy in the Indo-Pacific”, 2019, URL : https://henryjacksonsociety.org/wp-content/uploads/2019/04/HJS-Infrastructure-Ideas-and-Strategy-in-Indo-Pacific-web.pdf

[26] Rody Medcalf, “La Chine et l’Indo-Pacifique : Multipolarité, Solidarité...”, 14 mars 2018, URL : https://www.youtube.com/watch?v=tnfWVI0ARqM&t=2192s



Bibliographie

Ouvrage:

Khurana, Ghurpreet, The Indo-Pacific Region : The Emerging Geopolitical and Security Environment (Book, 2018), URL : https://www.academia.edu/35884449/THE_INDO-PACIFIC_REGION_The_Emerging_Geopolitical_and_Security_Environment_Book_2018_

Articles de recherche :

Amdad, Mansura, From Asia-Pacific to Indo-Pacific : Change of name or Change of strategy ? URL : http://bipss.org.bd/pdf/From%20Asia-Pacific%20to%20Indo-Pacific.pdf

Amelot Laurent, « La stratégie chinoise du « collier de perles » », Outre-Terre, 2010/2 (n° 25-26), p. 187-198, URL : https://www.cairn.info/revue-outre-terre1-2010-2-page-187.htm

Amelot Laurent, « Le dilemme de Malacca », Outre-Terre, 2010/2 (n° 25-26), p. 249-271. DOI : 10.3917/oute.025.0249. URL : https://www.cairn.info/revue-outre-terre1-2010-2-page-249.htm

Germain, Victor, L’ASEAN est-elle soluble dans l’Indo-Pacifique ?”, 7 novembre 2018, URL : https://asialyst.com/fr/2018/11/07/asean-soluble-indo-pacifique/

Groupe Vernet, Daniel, ''Migration et cohésion en Europe : un défi pas une contradiction'', Editoriaux IFRI, 6 mai 2019

Institute for Defence Studies and Analyzes, “What does the term “Indo-Pacific” signifies, as distinct from Asia-Pacific?”, URL : https://idsa.in/askanexpert/termIndoPacificsignifies

Mishra, Vivek ; Das, Udayan, “India’s understanding of the Quad & Indo-Pacific: Distinct narrative or a flawed one?”, 19 mars 2019,URL : https://www.orfonline.org/expert-speak/indias-understanding-of-the-quad-indo-pacific-distinct-narrative-or-a-flawed-one-49068/

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The Henry Jackson Society, Asia Studies Center, “Infrastructures, Ideas, and Strategy in the Indo-Pacific”, 2019, URL : https://henryjacksonsociety.org/wp-content/uploads/2019/04/HJS-Infrastructure-Ideas-and-Strategy-in-Indo-Pacific-web.pdf

Articles de presse :

Lagarde Stéphane, “La Chine publie son livre blanc de défense”, RFI, 26 mai 2015, URL : http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20150526-chine-publie-livre-blanc-defense-active-armee

Martinet Xavier, “La Chine joue-t-elle son Vanuatu ?”, France Culture, 12 avril 2018, URL : https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/pacifique-sud-la-chine-joue-t-elle-son-vanuatu

Mens, Yann, “Cap vers l’Indo-Pacifique”, Alternatives économiques, 1er janvier 2019, URL : https://www.alternatives-economiques.fr/cap-vers-lindo-pacifique/00087563

Prashanth Parameswaran, “Transatlantic Cooperation in the Indo-Pacific: Where Does Southeast Asia Fit in?”, 25 avril 2019, URL : https://thediplomat.com/2019/04/transatlantic-cooperation-in-the-indo-pacific-where-does-southeast-asia-fit-in/

Sites officiels :

“A New Foreign Policy Strategy”, Japan Embassy, URL https://www.asean.emb-japan.go.jp/files/000352880.pdf Australian Government, Foreign Policy White Paper, “Chapter Three : A stable and prosperous Indo-Pacific”, URL : https://www.fpwhitepaper.gov.au/foreign-policy-white-paper/chapter-three-stable-and-prosperous-indo-pacific

Ambassade de France au Japon, “La France présente sa politique de défense en Indo-Pacifique”, 17 janvier 2019, URL : https://jp.ambafrance.org/La-France-presente-sa-politique-de-defense-en-Indo-Pacifique

«Déclaration du ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Chine à la suite de la sentence du 12 juillet 2016 du tribunal arbitral dans l'arbitrage en mer de Chine méridionale établi à la demande de la République des Philippines », Ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Chine, 12 juillet 2016, URL : www.fmprc.gov.cn/mfa_eng/zxxx_662805/t1379492.shtml

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Vidéos :

BYU Kennedy Center, “The Emergence of the Indo-Pacific” URL : https://www.youtube.com/watch?v=slJQoKVGV-c

Rody Medcalf, “La Chine et l’Indo-Pacifique : Multipolarité, Solidarité...”, URL : https://www.youtube.com/watch?v=tnfWVI0ARqM&t=2192s

Why Trump keeps saying “Indo-Pacific”, BBC News, 9 novembre 2017, URL : https://www.bbc.com/news/av/world-asia-41912990/why-trump-keeps-saying-indo-pacific

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