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Kazakhstan: quelle politique internationale à l’heure de la passation de pouvoir?

ZONE ASIE CENTRALE

En remerciement à Adrien Fauve, professeur et spécialiste du pays, pour ses conseils et sa bienveillance.

Suite à un voyage d’étude au Kazakhstan marqué par un fait politique majeur en la démission du Président Noursoultan Nazarbaïev le 19 mars 2019, l’équipe de GSI Consulting vous propose l’analyse d’un Etat émergent sur la scène internationale.

Vaste de plus de 18 millions d’habitants, le Kazakhstan est un pays riche en ressources naturelles et au positionnement stratégique en Asie centrale. Peuplé aux origines par des nomades turcophones, cet État ayant pour seul accès maritime la mer Caspienne, souffre de sa situation d’enclave au milieu du continent. Bordé par la Russie au Nord et la Chine à l’Est, il cherche aujourd’hui à se faire une place dans la communauté internationale après plusieurs siècles de domination russe puis soviétique. Suite à l’effondrement de l’URSS et à la proclamation de l’indépendance du Kazakhstan en décembre 1991, le président Noursoultan Nazarbaïev a depuis oeuvré à l’ouverture du pays. Élu à plusieurs reprises, il s’est maintenu au pouvoir pendant plus de 28 ans et est considéré par la population comme le yelbasy ou “père de la Nation”. Avec sa récente démission se tourne une page de l’histoire puisqu’il était le dernier leader toujours en place depuis la chute de l’union soviétique parmi tous les pays de l’ex-URSS. C’est l’occasion pour l’équipe GSI de revenir sur les enjeux d’un pays émergent entouré par d’influents voisins dont l’avenir est rendu incertain par la démission de son Président.

 
 

L’émergence sur la scène internationale d’un jeune Etat prometteur

Depuis 1991, le Kazakhstan n’a cessé de s’ouvrir à l’international et de s’émanciper de la vision post-soviétique attribuée aux anciens membres et satellites de l’URSS. Contrairement à la majorité des Etats de l’ex-URSS, le Kazakhstan parvient à avoir des institutions politiques stables. Avec le soutien de Noursoultan Nazarbaïev aux efforts de Gorbatchev pour restructurer une Union ou ses initiatives d’impulsion de la Communauté des Etats Indépendants (CEI) vers une “fédération à l’européenne”, le Kazakhstan a toujours défendu l’idée d’une intégration régionale [1].

Son rôle de leader régional s’intensifie progressivement et s’affirme concrètement avec la proclamation en 2012 de la stratégie nationale “Kazakhstan 2050”[2]. L’objectif principal est de faire partie d’ici 2050 des trente Etats les plus développés au monde. Changements technologiques, économiques et sociaux sont au coeur de ce projet de modernisation. Le Kazakhstan mise alors fortement sur les investissements directs étrangers qu’il attire notamment grâce à l’abondance et à la variété de ses ressources énergétiques. Il se place ainsi constamment au premier rang des producteurs d’uranium avec plus de 24 000 tonnes produites en 2016, soit 40% de la production mondiale [3]. Outre l’uranium, le pays regroupe également 1,8 % des réserves mondiales de pétrole, 0,5% des réserves de gaz, 2,2% de celles de charbon, et 13% de celles d’uranium. Dans cet esprit de prise de conscience d’un besoin d’innovation et d’ouverture vers l’international, le pays a accueilli l’exposition “Astana 2017” spécialisée sur le thème de l'Énergie du futur [4].

L’émergence du Kazakhstan comme puissance internationale se réalise également autour d’une volonté de désenclavement par la multiplication des relations diplomatiques cordiales avec de nouveaux partenaires. L’ouverture d’ambassades en Amérique du Sud ou en Afrique permet de concrétiser sa candidature de membre non-permanent du Conseil de sécurité, favorisée par le soutien de ces Etats du groupe des 77 [5]. Le Kazakhstan devient ainsi un acteur d’importance dans les affaires mondiales, tout en maintenant une position volontairement neutre mais à la diplomatie très active. Hormis sa présence au Conseil de sécurité sur la période 2017-2018 [6], d’autres implications sur la scène internationale peuvent être remarquées telle la présidence de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) en 2010, puis celle de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) en 2011, tout comme son adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) en 2015.

 

Extrait de la présentation de campagne pour la présidence du Conseil de Sécurité des Nations Unies (Source: Ambassade du Kazakhstan (via Linkedin))

 

Cet activisme multilatéral amène le Kazakhstan à se positionner régulièrement en médiateur comme ce fut le cas lors de pourparlers de paix sur le conflit en Syrie en janvier 2017, rapprochant pour un temps Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan grâce à l’entremise de Noursoultan Nazarbaïev [7]. C’est également au Kazakhstan que se sont finalisées les négociations sur le statut de la mer Caspienne, aboutissant après plus de 20 ans, à la signature d’un accord historique entre la Russie, l’Iran, l’Azerbaïdjan et le Turkménistan le 12 août 2018[8].

Le rayonnement du Kazakhstan sur la scène internationale est toutefois affaibli par les tensions existantes entre d’un côté les liens historiques avec la Fédération de Russie à travers par exemple l’Union Économique Eurasiatique (UEE) et de l’autre côté, la coopération naissante avec la République populaire de Chine.

L’ implication régionale intense confrontée à l’influence chinoise et russe

Outre son implication dans les grandes instances mondiales, le Kazakhstan utilise son positionnement stratégique et ses atouts en matière de ressources pour se forger une place dans un environnement régional dominé par la Russie et la Chine. En multipliant les coopérations avec différents acteurs, le pays ne crée aucune inimitié et évite de se retrouver totalement dépendant de l’un de ses partenaires, d’où l’expression de politique multivectorielle. Ce choix s’explique par une volonté du Président Nazarbaïev de se détacher de Moscou après l’indépendance, tout en prenant soin de ne pas offenser près du quart de la population kazakhstanaise qui appartient à l'ethnie russe, ni subir des sanctions de la part du gouvernement voisin |9].

Il s’agit d’un choix audacieux, car il impose au pays de jouer un jeu subtil d’équilibre dans ses relations entre toutes les grandes puissances. Le Kazakhstan a ainsi rejoint plusieurs organisations régionales comme l’Union économique Eurasiatique |10] initiée par la Russie, les Nouvelles Routes de la Soie [11] lancées par la Chine, ou l’Organisation de Coopération de Shanghai [12]. Tous les anciens pays de l’URSS n’ont pas fait ce choix, à l’instar du Turkménistan [13].

Cette implication dans ces projets régionaux permet au Kazakhstan de s’affranchir de l’emprise russe. En effet, la plupart des installations construites à l’époque de l’URSS menaient vers Moscou, ce qui donne le contrôle à la Russie sur le commerce au Kazakhstan. Il a donc été nécessaire pour ce dernier de créer de nouvelles infrastructures ne passant pas par la Russie. C’est en s'appuyant sur la Chine dans un premier temps que le Kazakhstan a pu construire en 2005 un oléoduc et en 2009 un gazoduc, premières voies lui permettant d’exploiter ses ressources naturelles de façon totalement indépendante. Depuis, le Kazakhstan continue de travailler avec la Chine pour développer ses infrastructures dans le cadre des Nouvelles Routes de la Soie, avec la construction de voies ferroviaires, ainsi que de voies rapides depuis 2014.


Pour éviter de se retrouver pris dans le giron chinois en tentant de sortir de celui de la Russie, le Kazakhstan pratique une politique qui n’est pas sans rappeler celle du “troisième voisin” [14]et se tourne vers l’Europe et l’Occident, en participant notamment activement à l’OSCE. L’Union Européenne est toujours son principal client, devant la Chine [15]. Grâce à un transport par bateau, le pays est désormais capable d’exporter ses ressources pétrolière en occident en évitant à la fois la Russie et l’Iran. Si ni l’Europe ni les Etats-Unis ne peuvent se permettre d’être absents d’une région aussi centrale, leur implication peine à rivaliser avec celle de la Russie et de la Chine.


Malgré cette activité dense en matières de politique étrangère pour conserver son influence, le Kazakhstan demeure pris entre deux immenses entités que sont la Chine et la Russie, chacune le considérant comme appartenant à sa zone d’influence naturelle [16]. Outre l’influence historique que les deux pays peuvent revendiquer sur la région, la richesse en ressource du Kazakhstan suscite la convoitise de ses deux voisins. Ce n’est pas la seule menace qui pèse sur le fragile équilibre entre les partenaires bâti par le Kazakhstan : sa position stratégique s’avère être à double tranchant.


Pour la Chine, le Kazakhstan est la clé qui mène vers l’Europe, l’Iran et la Russie, ce qui explique que le vaste projet des Nouvelles Routes de la Soie, qui se veut une alternative à la mondialisation à l’occidentale, ait été révélé au monde au cours d’une visite du président chinois au Kazakhstan [17]. De ce fait, un enjeu politique de taille s’ajoute à l’importance géographique du Kazakhstan aux yeux de la Chine et explique l’influence qu’elle se doit d’exercer. Les investissements chinois se sont ainsi multipliés dans le pays, allant jusqu’à créer une zone frontalière de libre échange dans la ville de Korghos [18].

Source: Kazakhstan, Un pont entre la Chine et l'Europe, Le Dessous des Cartes

Source: Le Journal Economique


Cet emplacement est le point de passage des principales voies de transports en provenance et en direction de la Chine, et a vu se développer un port sec pour stocker toutes les marchandises en transit. Après une croissance rapide, cet espace de libre échange s’est changée en ville artificielle qui a atteint les 100 000 habitants. Cependant, la zone est contrôlée par la Chine des deux côtés de la frontière grâce à un déplacement massif de population et de biens en provenance du reste du pays [19]. Cela pose des questions sur la capacité du Kazakhstan à ne pas tomber sous l’influence chinoise en cherchant à se détacher de la Russie.


Dans le même temps, la Russie conserve une influence considérable dans les domaines économiques et militaires. Par l’intermédiaire de l’Union Économique EurAsiatique (UEEA) [20] qui depuis 2011 a aboli les barrières douanières entre les Etats membres, la Russie a su maintenir sa place de premier fournisseur du Kazakhstan, en proposant des produits à des prix compétitifs comparé à ceux en provenance de Chine. En plus de cette influence économique, la Russie reste un partenaire incontournable du Kazakhstan dans le domaine militaire grâce à l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC) [21]. Du fait de sa participation à cette organisation, le pays demeure dans une certaine mesure dépendant de son voisin du Nord pour les questions militaires. En effet, dans le domaine de la défense, le Kazakhstan peine à rivaliser, d’autant plus qu’il a renoncé à son armement nucléaire [22], contrairement à la Russie.

L’adhésion de cette dernière aux Nouvelles Routes de la Soie et leur fusion partielle avec le projet russe d’Union Économique Eurasiatique mettent plus encore en danger l’indépendance que le Kazakhstan cherche si ardemment à protéger, puisque les deux projets ne peuvent plus servir de contrepoids mutuels. De même, les développements de l’OCS, qui inclut la Chine, sur les questions de séparatisme, extrémisme et terrorisme [23] pourrait laisser présager un rapprochement sur le plan militaire.

 

Kazakhstan, un pont entre la Chine et l'Europe, Le Dessous des cartes

 

Les enjeux de la fin de l’ère Nazarbaïev

La démission du président kazakhstanais à la veille du nouvel an perse [24], après 29 ans au pouvoir soit depuis l’indépendance du pays, a suscité beaucoup de réactions à l’international et pose désormais la question de l’avenir politique du pays. Cette démission n’était pas toutefois une grande surprise, dans le sens où le gouvernement avait été limogé il y a un mois [25], et avaient été mis en place également quelques ajustements législatifs et constitutionnels. La finalité de ces mesures était de permettre au président de conserver un certain nombre de prérogatives politiques ainsi qu’une immunité complète en tant que “Père de la nation” après son départ du pouvoir. Ce titre, acquis en 2010, lui permettait notamment de se présenter pour un nombre illimité de mandats présidentiels - ce qui renforçait la légitimité déjà acquise à chaque élection, la dernière de 2015 ayant été remportée avec 97,75% des suffrages [26]. A ce titre s’ajoute celui d’une place à vie au sein de l’organe stratégique et constitutionnel qu’est le Conseil national de sécurité, adopté par un décret de juillet 2018 |27].

Le président Nazarbaïev s’était également assuré dans l’année précédant sa démission de la préservation de son héritage politique et de celui de ses proches, en tirant la leçon de la fin de mandat du président ouzbek Islam Karimov, dont la famille avait souffert du décès brutal. Ainsi, Dariga Nazarbaïeva, la fille du président qui avait déjà occupé des postes importants dans le pays comme Vice-Première Ministre du pays mais qui avait ensuite été écartée du pouvoir depuis 2016, a été nommé quelques jours après sa démission Présidente du Sénat - une décision qui a posé la question de la mise en place d’une possible dynastie dans le pays, malgré l’annonce d’élections prévues.


L’avenir du pays est désormais assuré jusqu’aux élections en avril 2020 par le président par intérim Kassym-Jomart Tokaïev, ancien Président du Sénat du Parlement du pays, d’abord formé en Union Soviétique en URSS puis en Chine. Celui-ci a pris comme première décision au pouvoir le changement très symbolique du nom de la capitale en Noursoultan, comme hommage à son prédécesseur.

Concernant les réactions à l’international, elles ont été très rapides chez les voisins d’Asie centrale, comme en Ouzbékistan et au Kirghizistan où les dirigeants ont fait des annonces élogieuses suite à des appels téléphoniques avec le président kazakhstanais: Chavkat Mirzioïev, président ouzbek, a souhaité à Noursoultan Nazarbaïev « bonne santé, bien-être et succès dans ses futurs services à la population du Kazakhstan et a exprimé sa confiance dans la poursuite des relations amicales » [28], et le président kirghiz, Sooronbaï Jeenbekov, a déclaré que Noursoultan Nazarbaïev était « un architecte des processus d’intégration dans la région, une personne non seulement à l’échelle nationale mais également à l’échelle mondiale »[29].

Hors de l’Asie centrale, cette démission a également été très commentée, de par ses possibles conséquences à l’échelle internationale: du côté chinois, un communiqué du ministère des affaires étrangères a annoncé dès le lendemain de la démission la «pleine confiance de la Chine dans ses relations avec le Kazakhstan». Le même communiqué a rendu hommage à l’oeuvre du Président qui a permis à l’amitié sino-kazakhstanaise de se développer, tout en proclamant la confiance chinoise en Tokaïev, un "ami de longue date de la Chine” [30]. Du côté de la Russie, le président Poutine n’a pas tardé aussi à saluer la nomination du nouveau président, via un télégramme de félicitations [31]. En ce sens, la première visite officielle de Tokaïev le 3 avril n’était ailleurs qu’au Kremlin, où il a rencontré Vladimir Poutine: ainsi, les deux leaders ont promis de renforcer encore «l'amitié» entre les deux pays, notamment dans le domaine militaire et le nucléaire, et ont réaffirmé l'importance de la mise en oeuvre des «dispositions et des principes du traité de l'Union économique eurasiatique» (UEEA) [32].


En attendant les élections de 2020, de nombreuses questions restent en suspens concernant le futur du Kazakstan: le prochain président va-t-il poursuivre la politique d'ouverture du pays sur la scène internationale, et se rapprocher de son voisin chinois, toujours sous couvert de l'oeil du Père de la nation ? Ou l'élection marquera-t-elle un changement dans la politique étrangère du pays vis à vis du reste du monde ? Cet article pourra alors connaître bien des modifications.



Notes

[1] Pianelli Dominique. Chronique d'une métamorphose. VI. Le Kazakhstan. In: Revue d’études comparatives Est-Ouest, vol. 25, 1994, n°3. pp. 179-185. URL: https://www.persee.fr/doc/receo_0338-0599_1994_num_25_3_2683

[2] Kazakhstan 2050, “The Address of President of the Republic of Kazakhstan, Nursultan Nazarbayev, to the people of Kazakhstan”, 5 octobre 2018. URL: https://strategy2050.kz/en/page/message_text20171/

[3] Statista, “Production d’uranium dans le monde en 2016, par pays en tonnes”. URL: https://fr.statista.com/statistiques/713779/production-mondiale-uranium-pays/

[4] Bureau International des Expositions, Expo 2017 Astana. URL: https://www.bie-paris.org/site/fr/2017-astana

[5] Le groupe des 77 est une coalition de pays en voie de développement créée en 1964 par une déclaration commune, afin de garantir une plus grande capacité de négociation et de promotion des intérêts économiques et politiques de ses membres aux Nations Unies.

[6] Pour son mandat de membre non-permanent au Conseil de sécurité, le Kazakhstan avait inscrit 7 priorités à son agenda soient la dénucléarisation, la résolution des conflits, le renforcement d’une coopération régionale pour la sécurité en Asie centrale, la lutte antiterroriste, la promotion de la paix et de la sécurité en Afrique, le développement durable et l’adaptation du Conseil de sécurité aux défis du XXIème siècle. (The Ministry of Foreign Affairs Republic of Kazakhstan, “Kazakhstan is to assume presidency in UN Security Council”, 29 décembre 2017. URL: http://mfa.gov.kz/en/content-view/1-anvara-kazahstan-pristupit-k-predsedatelstvu-v-sovete-bezopasnosti-oon) Dans un discours au Majilis, chambre basse du Parlement du Kazakhstan, le ministre des affaires étrangères a d’ailleurs affirmé que l’Etat avait atteint ses objectifs. (Permanent Mission of the Republic of Kazakhstan to the United Nations, “Kazakhstan achieves its UN Security Council membership goals”, 4 mars 2019. URL: http://mfa.gov.kz/en/geneva/content-view/ministr-inostrannyh-del-bejbut-atamkulov-vystupil-s-otcetom-na-pravitelstvennom-case-v-mazilise-parlamenta-rk-ob-osnovnyh-itogah-deatelnosti-kazahstana-v-kacestve-nepostoannogo-clena-soveta-bezopasnosti-oon)

[7] FOUCHERE Arthur, “Syrie: pourquoi les pourparlers de paix se déroulent-ils à Astana, capitale du Kazakhstan”, France 24, 20 janvier 2017. URL: https://www.france24.com/fr/20170120-syrie-kazakhstan-pourquoi-pourparlers-paix-astana-capitale-nazarbaiev-noursoultan

[8] Libération, “Accord historique sur le statut de la mer Caspienne”, 12 août 2018. URL: https://www.liberation.fr/planete/2018/08/12/accord-historique-sur-le-statut-de-la-mer-caspienne_1672273

[9] Kazakhstan : un pont entre la Chine et l'Europe, Le dessous des cartes, ARTE, le 15 février 2019. URL : https://www.youtube.com/watch?v=0qaF2v7acG

[10] L’Union économique Eurasiatique (UEEA) a été fondée en 2014 sur une initiative conjointe russe, biélorusse et kazakhstanaise, et compte aujourd’hui deux membres supplémentaires, le Kirghizstan et l’Arménie

[11] Aujourd’hui Belt and Road Initiative (一带一路, yi dai yi lu) selon la dénomination officielle en vigueur, ce projet touche plus d’une centaine de pays. Pour plus d’information, voir l’article : “5ème Anniversaire des « Nouvelles Routes de la Soie », entre ambitions chinoises et enjeux pour l’Europe” par GSI Consulting, accessible sur: http://www.gsi-consulting.fr/2018/12/10/anniversaire-nouvelles-routes-soie-ambitions-chinoises-enjeux-europe/

[12] L’Organisation de Coopération de Shanghai est une organisation non gouvernementale créée en 2001 par la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, et l’Ouzbékistan qui fut rejointe en 2017 par l’Inde et le Pakistan. Le but de cette organisation est d’améliorer les relations entre pays voisins, et faciliter la coopération économique et de permettre la stabilité régionale.

[13] Le Turkménistan a lui opté pour un statut de neutralité permanente, consacré par la résolution du 12 décembre 1995 de l’Assemblée Générale des Nations Unies, et se tient depuis lors en dehors de toute organisation régionale impliquant la Chine ou la Russie.

[14] La politique du troisième voisin consiste pour un pays enclavé entre deux autres à rechercher un troisième voisin virtuel pour s’assurer une indépendance vis-à-vis des deux pays limitrophes. Ce terme défini la politique extérieure de la Mongolie. (conférence du CERI Science Po le 14 Novembre 2018 “Foreign policy of Mongolia : third neighbor policy” par Mme Enkhbaigali, Directrice du Mongolian institute for strategic studies).

[15] D’après les données de WITS (World Integrated Trade Solutions), accessible sur: https://wits.worldbank.org/CountryProfile/en/Country/KAZ/Year/2017/TradeFlow/Import

[16] Kazakhstan : un pont entre la Chine et l'Europe, Le dessous des cartes, ARTE, le 15 février 2019. URL : https://www.youtube.com/watch?v=0qaF2v7acG0

[17] Le projet des Nouvelles Routes de la Soie a été annoncé en 2013 à Astana lors de la visite de Xi Jinping de l’université Nazarbaïev.

[18] Ville située sur la frontière entre la Chine et le Kazakhstan, dont une partie est située dans le Xinjiang chinois et l’autre sur la rive opposée de la rivière Korghas est située au Kazakhstan.

[19] Korghos, espoirs et désillusions des nouvelles routes de la soie ?, Les Enjeux internationaux, Xavier Martinet, France 24. URL: https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/korghos-nouvelle-metropole-du-libre-echange-commercial

[20] Cette organisation est une union économique qui réunit le Kazakhstan, la Russie, l’Arménie, la Biélorussie et le Kirghizistan. L’objectif est de promouvoir une coopération approfondie dans le but d’aboutir à un marché unique sur le modèle européen.

[21] L’OTSC réuni le Kazakhstan, la Russie, le Tadjikistan, le Kirghizistan, l’Arménie et la Biélorussie en vue d’une coopération militaire approfondie pour le maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité.

[22] Après son indépendance, le Kazakhstan -alors quatrième détenteur d’ogives nucléaires- a adopté une position précurseure en matière de désarmement nucléaire.

[23] La Shanghai Convention on Combating Terrorism, Separatism and Extremism fut signée le 15 juin 2001 et ratifiée par la Chine fin 2018.

[24] Le nouvel an perse ou Norouz qui a lieu le 21 mars est la fête traditionnelle des Iraniens qui célèbrent le nouvel an du calendrier persan (1er jour du printemps).

[25] “Cette annonce intervient moins d'un mois après le brusque limogeage du gouvernement kazakh, à qui il reprochait de ne pas avoir su diversifier une économie très dépendante des hydrocarbures. Le président avait alors promis des mesures sociales représentant plusieurs milliards d'euros pour répondre au mécontentement croissant de la population, à moins d'un an de la prochaine élection présidentielle.” https://www.france24.com/fr/20190319-kazakhstan-noursoultan-nazarbaiev-president-demission, 19 mars 2019.

[26]“Le 26 avril 2015, Nazarbaïev est réélu avec 97,75% des suffrages” https://www.cairn.info/revue-etudes-2015-10-page-19.htm “Le Kazakhstan, une puissance régionale à vocation mondiale”

[27] Le Monde avec AFP, https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/19/demission-du-president-kazakh-apres-pres-de-trente-ans-au-pouvoir_5438330_3210.html, 19 mars 2019.

[28] Télégramme officiel du président de l’Ouzbékistan le 19 mars 2019, URL: http://uza.uz/ru/politics/o-telefonnom-razgovore-prezidenta-uzbekistana-s-pervym-prezi-19-03-2019?m=y&ELEMENT_CODE=o-telefonnom-razgovore-prezidenta-uzbekistana-s-pervym-prezi-19-03-2019&SECTION_CODE=politics

[29] Noursoultan Nazarbaïev encensé par ses voisins centrasiatiques, Novastan, 20 Mars 2019, URL: https://www.novastan.org/fr/kazakhstan/noursoultan-nazarbaiev-encense-par-ses-voisins-centrasiatiques/.

[30] China has full confidence in relations with Kazakhstan, Xinhua News, 20 mars 2019. URL : http://www.xinhuanet.com/english/asiapacific/2019-03/20/c_137910272.htm

[31] Vladimir Poutine a adressé ses félicitations au nouveau président Kazakh, Le Caucase, 31 mars 2019, URL: https://www.le-caucase.com/2019/03/31/vladimir-poutine-a-adresse-ses-felicitations-au-nouveau-president-kazakh/.

[32] Vladimir Poutine et son homologue kazakh entendent renforcer les liens bilatéraux, Xinhua News, 4 avril 2019, URL http://french.xinhuanet.com/2019-04/04/c_137949316.htm



Bibliographie

Ouvrages et articles de recherche:

Boulègue Mathieu, “Le Kazakhstan, une puissance régionale à vocation mondiale”, Études, 2015/10 (octobre), p. 19-28. URL : https://www.cairn.info/revue-etudes-2015-10-page-19.htm

Fauve Adrien, “Qui gouverne le Kazakhstan ?”, Outre-Terre, 2016/3 (N° 48), p. 85-91. DOI : 10.3917/oute1.048.0085. URL : https://www.cairn.info/revue-outre-terre-2016-3-page-85.htm

Interview Samuel Carcanague, “Kazakhstan: démission de Nazarbaïev, et après?”, IRIS, 27 mars 2019. URL : www.iris-france.org/134363-kazakhstan-demission-de-nazarbaiev-et-apres/

Pianelli Dominique. Chronique d'une métamorphose. VI. Le Kazakhstan, Revue d’études comparatives Est-Ouest, vol. 25, 1994, n°3. pp. 179-185. URL: https://www.persee.fr/doc/receo_0338-0599_1994_num_25_3_2683

Conférences:

“Le Kazakhstan globalisé”, Adrien Fauve, le 27 mars 2019 à l’INALCO pour Novastan.

“Foreign policy of Mongolia : third neighbor policy”, Mme Enkhbaigali, le 14 Novembre 2018 au CERI Science Po.

Podcasts et vidéos:

“Korghos, espoirs et désillusions des nouvelles routes de la soie ?”, Les enjeux internationaux, Xavier Martinet, France 24, 13 décembre 2017. URL: https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/korghos-nouvelle-metropole-du-libre-echange-commercial

“Kazakhstan : un pont entre la Chine et l'Europe”, Le dessous des cartes, ARTE, le 15 février 2019. URL : https://www.youtube.com/watch?v=0qaF2v7acG0

FOUCHERE Arthur, “Syrie: pourquoi les pourparlers de paix se déroulent-ils à Astana, capitale du Kazakhstan”, France 24, 20 janvier 2017. URL: https://www.france24.com/fr/20170120-syrie-kazakhstan-pourquoi-pourparlers-paix-astana-capitale-nazarbaiev-noursoultan

“Noursoultan Nazarbaïev, le président kazakh au pouvoir depuis près de 30 ans, démissionne”, France 24, 19 mars 2019. URL : https://www.france24.com/fr/20190319-kazakhstan-noursoultan-nazarbaiev-president-demission

“Kazakhstan. Un pays charnière entre la Russie et la Chine”, Les enjeux internationaux, Thierry Garcin, France 24, 23 février 2016. URL : https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/kazakhstan-un-pays-charniere-entre-la-russie-et-la-chine

Articles de presse :

Revue de presse. “Nazarbayev quitte la présidence, pas le pouvoir”, le Courrier international, 20 mars 2019. URL:https://www.courrierinternational.com/article/revue-de-presse-au-kazakhstan-nazarbaev-quitte-la-presidence-mais-pas-le-pouvoir

“Noursoultan Nazarbaïev encensé par ses voisins centrasiatiques”, Novastan, 20 mars 2019. URL:https://www.novastan.org/fr/kazakhstan/noursoultan-nazarbaiev-encense-par-ses-voisins-centrasiatiques/

“Accord historique sur le statut de la mer Caspienne”, Libération, 12 août 2018. URL: https://www.liberation.fr/planete/2018/08/12/accord-historique-sur-le-statut-de-la-mer-caspienne_1672273

“China has full confidence in relations with Kazakhstan”, Xinhua News, 20 mars 2019. URL : http://www.xinhuanet.com/english/asiapacific/2019-03/20/c_137910272.htm

“Vladimir Poutine et son homologue kazakh entendent renforcer les liens bilatéraux”, Xinhua News, 4 avril 2019, URL http://french.xinhuanet.com/2019-04/04/c_137949316.htm

“ Vladimir Poutine a adressé ses félicitations au nouveau président Kazakh”, Le Caucase, 31 mars 2019, URL: https://www.le-caucase.com/2019/03/31/vladimir-poutine-a-adresse-ses-felicitations-au-nouveau-president-kazakh/

Kazakhstan : démission du président Noursoultan Nazarbaïev après près de trente ans au pouvoir, Le Monde avec AFP, 19 mars 2019. URL: https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/19/demission-du-president-kazakh-apres-pres-de-trente-ans-au-pouvoir_5438330_3210.html

Sites officiels:

Kazakhstan 2050, “The Address of President of the Republic of Kazakhstan, Nursultan Nazarbayev, to the people of Kazakhstan”, 5 octobre 2018. URL: https://strategy2050.kz/en/page/message_text20171/

Bureau International des Expositions, Expo 2017 Astana. URL: https://www.bie-paris.org/site/fr/2017-astana

The Ministry of Foreign Affairs Republic of Kazakhstan, “Kazakhstan is to assume presidency in UN Security Council”, 29 décembre 2017. URL: http://mfa.gov.kz/en/content-view/1-anvara-kazahstan-pristupit-k-predsedatelstvu-v-sovete-bezopasnosti-oon

Permanent Mission of the Republic of Kazakhstan to the United Nations, “Kazakhstan achieves its UN Security Council membership goals”, 4 mars 2019. URL: http://mfa.gov.kz/en/geneva/content-view/ministr-inostrannyh-del-bejbut-atamkulov-vystupil-s-otcetom-na-pravitelstvennom-case-v-mazilise-parlamenta-rk-ob-osnovnyh-itogah-deatelnosti-kazahstana-v-kacestve-nepostoannogo-clena-soveta-bezopasnosti-oon

Télégramme officiel du président de l’Ouzbékistan le 19 mars 2019, URL: http://uza.uz/ru/politics/o-telefonnom-razgovore-prezidenta-uzbekistana-s-pervym-prezi-19-03-2019?m=y&ELEMENT_CODE=o-telefonnom-razgovore-prezidenta-uzbekistana-s-pervym-prezi-19-03-2019&SECTION_CODE=politics

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